En tant que coaches et
formateurs, nous nous engageons à respecter et à
faire respecter les principes déontologiques
suivants :
1.
Compétence
La compétence professionnelle du coach est assurée
par sa formation et son expérience. Il a lui-même
été coaché et est passé par un processus
psychothérapeutique approfondi. Cette démarche
personnelle est distincte de sa formation, bien
qu'elle y participe fondamentalement. Il continue de
faire appel aux services de confrères pour être
supervisé dans sa pratique. Avant d'accepter un
mandat et durant son exécution, le coach doit tenir
compte des limites de sa compétence et des moyens
dont il dispose. Conscient de la spécificité du
coaching et de celle de la médecine, le coach invite
son patient à s'entourer de toutes les garanties
vis-à-vis de cette dernière.
2.
Indépendance professionnelle
Le coach ne doit pas accepter des conditions de
travail qui porteraient atteinte à son indépendance
professionnelle et qui, notamment, l'empêcherait
d'appliquer les principes déontologiques énoncés
ici. le coach se tient à un devoir de réserve dans
ses propos et dans ses actes. Il fait preuve de
respect à l’égard de la diversité des courants
existant dans le domaine du coaching mais refuse
qu’une personne ou un groupe puisse se prévaloir de
détenir la vérité en la matière. Le coach contribue
à l’image positive de la profession par son
comportement, sa compétence et la vision positive du
monde dont il est porteur.
3.
Secret professionnel
Le coach s'astreint aux règles usuelles du secret
professionnel qui s'étend à tout ce qu'il a vu,
entendu ou compris au cours de sa pratique. Il prend
toutes les précautions nécessaires pour préserver
l'anonymat des personnes qui le consultent ou l'ont
consulté. Il n'utilisera pas ses clients à des fins
médiatiques. Si des raisons nécessitent la
collaboration avec une autre personne, il ne peut
partager ses informations qu'avec l'accord explicite
de la personne. En cas de séance collective, il
prescrit aux membres du groupe l'obligation de
secret quant à l'identité des participants et sur le
déroulement des séances.
4.
Utilisation du nom
Nul n'a le droit dans un texte informatif ou
publicitaire, d'utiliser les nom et titres d'un
coach sans son autorisation expresse et son accord
écrit. Toute information au public, articles,
publications, émissions radio ou télédiffusées,
enseignes, annonces, conférences, documents
pédagogiques etc. doit être faite dans une position
de réserve et de décence sur la personnalité du
coach, sur la nature des soins qu'il fournit et sur
les résultats escomptés.
5 Obligation de moyens
Dans le cadre de la demande du client, le coach
prend tous les moyens propres à permettre le
développement personnel et/ou professionnel de la
personne en ayant recours, si besoin est, à un
confrère. Il s’engage à clarifier et à fixer les
objectifs de la personne, à optimiser ses capacités
et à lui apporter un soutien en l'accompagnant dans
la mise en oeuvre des moyens les plus efficaces pour
lui permettre d’atteindre ses objectifs.
6. Pratique du télé coaching et utilisation
d'internet
Les coaches considèrent le téléphone,
Internet ou d’autres technologies de communication à
distance comme des outils, utilisables dans la
pratique de leur activité.
7.
Obligation d'informer
Tout intervenant doit s'assurer que le consultant a
reçu les explications nécessaires portant sur la
nature, le but et les conséquences possibles du
coaching et des pratiques associées.
8. Refus de prise en charge
Le coach n'est jamais tenu de s'engager dans un
processus. Le coach est en droit de refuser une
mission si elle ne lui semble pas conforme à son
éthique, à ses compétences ou à l’intérêt de la
personne. Si, au cours de la relation de coaching,
le coach constate que d’importantes divergences ne
lui permettent plus de fonctionner selon les termes
du contrat, il est dans l’obligation éthique d’y
mettre fin en expliquant clairement les raisons de
sa décision. Dans la mesure du possible, il veillera
à orienter la personne vers d’autres solutions.
9.
Responsabilité du coaché
Le coach se doit d'attirer l'attention de la
personne sur sa responsabilité propre et sur la
nécessité d'une coopération active et permanente au
cours du processus. Le coaching est une technique de
développement personnel et/ou professionnel. Le
coach laisse de ce fait toute la responsabilité de
ses décisions à la personne.
10.
Processus et honoraires
Dès le début d’une relation de coaching, le coach
convient par écrit d’un contrat clair avec son
client. Les conditions de cet accord incluent la
nature du service proposé, les limites et les
responsabilités de chacun. Le contrat précise aussi
la fréquence et la durée des entretiens, la façon
dont ils se dérouleront (en vis-à-vis, par téléphone
ou internet) ainsi que le montant des honoraires. Le
coach garantit le respect des engagements pris
contractuellement.
11.
Respect des valeurs de la personne
Tout intervenant doit établir une relation de
confiance entre ses clients et lui. À cette fin, il
doit notamment s'abstenir d'effectuer son travail de
façon neutre ou impersonnelle. Il doit mener ses
entretiens de manière à respecter l'échelle des
valeurs et les convictions personnelles de ses
clients lorsque ces derniers l'en informent. Il
respecte l'intégrité et les valeurs propres de la
personne. Dans le cadre de sa pratique, il instaure
une règle de non-violence sur les personnes et les
biens. En cas de séance de groupe, il interdit tout
acte sexuel entre les participants et tout acte
physique dommageable aux personnes et aux biens.
12.
Manipulation psychologique
Tout intervenant doit s'abstenir d'abuser de l'état
de vulnérabilité, de la naïveté ou de l'ignorance de
la personne pour lui suggérer quoi que ce soit sur
des sujets qui ne relèvent pas du champ de
compétence spécifique reconnu à sa profession. Le
coach s’assure que son intervention sert l’intérêt
de son client et veille à agir avec un haut niveau
d’intégrité pendant toute la durée de la relation de
coaching. En aucune circonstance, il ne met à profit
la situation de coaching pour en tirer des avantages
non contractuels, que ceux-ci soient d’ordre
financier, social ou sexuel.
13. Harcèlement sexuel
Conscient de sa position, le coach s'interdit
d'exercer tout abus d'influence. Il s'abstient de
toute forme de harcèlement sexuel, manoeuvres de
séduction, attouchements ou relations sexuelles avec
ses clients. On considère comme harcèlement sexuel,
non seulement les abus sexuels ou les tentatives,
mais également les comportements tels que gestes
séducteurs, insinuations ou blagues à connotations
sexuelles. Le harcèlement devient évident s'il y a
insistance ou répétition inconsidérée d'un côté et
refus de l'autre.
14. Vente et promotion de produits
La vente de produits par un intervenant doit être
considérée comme un service à la clientèle. Il doit
y avoir une distinction précise entre sa pratique la
vente de produits. Les produits doivent être placés
dans un espace dédié, L'intervenant ne peut utiliser
son activité professionnelle pour promouvoir l'achat
ou la vente d'articles, y compris ceux qui
proviennent de lui-même.
